Archives mensuelles : décembre 2011

Diètes anti TDAH – Sans gluten, sans caséine


La diète sans gluten et sans caséine (SGSC) est l’une des diètes les mieux documentées et les plus recommandées pour les enfants atteints du trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité. Les parents qui ont soumis leur enfant à la diète SGSC ont noté des résultats significatifs : l’amélioration des aptitudes sociales, l’augmentation du champ d’attention, ainsi que la diminution des accès de colère, de l’agressivité et de la bougeotte. Pour la plupart des gens, la diète SGSC nécessite certains changements diététiques importants. En effet, la plupart des aliments que nous achetons à l’épicerie contiennent à la fois du gluten et de la caséine : les aliments pour bébé, la soupe en conserve, les céréales, etc. (la liste est pratiquement infinie). Le tout s’explique par le fait que le gluten est une composante du blé, et la caséine se retrouve dans le lait et les produits laitiers. Il vous faudra beaucoup de bonne volonté pour retirer la crème glacée et le chocolat de l’alimentation de votre enfant, mais vous devrez le faire. Sinon, chaque repas qu’il ou elle mangera ne fera qu’endommager davantage son cerveau et ralentira son développement. Voici donc comment imposer tranquillement la diète SGSC au mode de vie de votre enfant.

Si votre enfant est âgé de quatre ans et moins, vous avez de la chance : il vous sera facile de débuter la diète car les préférences alimentaires de votre enfant ne sont pas encore fixées. Les parents créent inconsciemment les préférences alimentaires de leurs enfants simplement par le nombre de fois qu’un aliment leur est servi comme repas. Si votre enfant est âgé de plus de cinq ans, il est toujours possible de l’habituer à la diète SGSC.

Il y a deux façons de voir les choses quant à l’adoption de la diète SGSC.

Vous pouvez effectuer un sevrage brutal et retirer tous les aliments défendus d’un seul coup. C’est ce que nous recommandons à notre clinique. Il vous faudra peut-être beaucoup d’organisation et d’engagement au début, mais il vous faudra moins de temps que la deuxième méthode pour déterminer si la diète fonctionne avec votre enfant.

La deuxième façon est d’y aller tranquillement et graduellement. Commencez par introduire des aliments sans caséine ou sans gluten à l’alimentation de votre enfant avant de débuter la diète en tant que telle. Par exemple, s’il ne mange que des pâtes alimentaires, introduisez davantage de riz entier et de quinoa dans les repas. Servez-lui des légumes verts à chaque repas et des fruits pour dessert. Utilisez un de ses aliments favoris comme incitatif pour l’amener à essayer des plats sans gluten ou sans caséine.

Retirez un aliment à la fois. Commencez par le pain, puis les céréales, puis les pâtes alimentaires, etc., jusqu’à ce que tous les produits contenant du gluten soient éliminés. Puis, retirez le lait, le fromage, etc., jusqu’au dernier produit laitier.

Imposez la diète SGSC un repas à la fois, en commençant par les collations. Lorsque votre enfant sera habitué à manger des collations sans caséine et sans gluten, cuisinez-lui des déjeuners SGSC, puis des dîners, puis des soupers.

Lisez très attentivement les étiquettes des aliments lorsque vous faites l’épicerie. Bien que certains articles soient étiquetés « SGSC », de nombreux aliments sont des sources dissimulées de caséine. Surveillez les ingrédients comme le malt, le lactosérum, l’arôme de malt, les protéines végétales hydrolysées ou les protéines d’origine végétale, et les arômes artificiels.

À chaque fois que vous ajouterez un aliment sans gluten ou sans caséine à l’alimentation de votre enfant, observez-le attentivement afin de détecter toute réaction physique comme les éruptions cutanées, les problèmes gastro-intestinaux et un comportement qui s’aggrave. Ce sont les symptômes de sevrage engendrés par la diète. Si vous vous souvenez des articles précédents, la caséine et le gluten agissent comme la morphine dans l’organisme : lorsqu’on les retire de notre système, l’organisme en a soudainement grandement besoin. Même si l’apparition de ces symptômes peut vous faire croire que la diète empire l’état de votre enfant, c’est au contraire un signe qu’il s’améliore. Ces réactions peuvent perdurer de quelques jours à deux semaines.

Si vous observez des améliorations lorsque les symptômes de sevrage se retirent, poursuivez la diète SGSC. Vous devriez l’appliquer de façon stricte pendant au moins un mois afin de voir si elle fonctionne. Évidemment, si vous optez pour la solution lente, il vous faudra quelques jours ou quelques semaines pour appliquer une diète stricte. Toutefois, assurez-vous de soumettre votre enfant à au moins un mois entier de diète complète et stricte.

Vous pourrez commencer à réintroduire le blé et les produits laitiers un aliment à la fois. Cependant, si votre enfant réagit négativement, soumettez-le à nouveau à la diète SGSC stricte.

Vous pourriez également consulter un nutritionniste ou un professionnel de la santé holistique afin d’obtenir des conseils pour soumettre avec succès votre enfant atteint du TDAH à une diète sans gluten et sans caséine. La solution Sansritalin vous aidera également à imposer cette puissante diète.

Diètes anti TDAH – Sans phosphate


Les aliments que nous consommons affectent notre organisme et notre comportement. Manger les bons aliments peut contribuer à notre bien-être général et peut améliorer nos performances. Cependant, manger de mauvais aliments peut faire obstacle à notre développement et peut nous empêcher de profiter pleinement de la vie. Il n’est donc pas étonnant que le cerveau des enfants souffrant du trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité puisse énormément bénéficier d’une alimentation saine. Les médecins et les nutritionnistes ont découvert que la plupart des aliments que mangent les enfants (même ceux qui semblent être sains) contiennent en fait des composantes qui peuvent aggraver leur trouble. L’une d’entre elles sont les phosphates, un additif alimentaire souvent indiqué sous le nom de « sels minéraux » sur les étiquettes.

Les phosphates sont des nutriments essentiels qui jouent un rôle significatif dans les fonctions cellulaires du corps humain. Par exemple, les phosphates fournissent l’adénosine diphosphate (ADP) et l’adénosine triphosphate (ATP), des formes d’énergie qui permettent aux cellules et aux neurones d’accomplir leurs tâches correctement. Toutefois, trop de phosphate empêche l’organisme d’absorber d’autres minéraux essentiels comme le calcium, le magnésium et le zinc. Les enfants souffrant du TDAH présentent souvent des carences dans ces nutriments : une surcharge de phosphate pourrait donc représenter une partie du problème. Il y a plusieurs décennies, l’industrie de la transformation des aliments a découvert que les phosphates avaient plusieurs utilités : ils améliorent le goût des aliments (les boissons gazeuses par exemple), agissent comme émulsifiants afin d’empêcher le gras de s’écouler (comme pour le fromage à tartiner), accélèrent l’épaississement des aliments (pour le pudding et la sauce par exemple) et améliorent la texture des produits de boulangerie et de pâtisserie (par l’ajout de bicarbonate de soude). Voici donc quelques-uns des aliments à teneur élevée en phosphates.

Les biscuits, les gâteaux et les confiseries (le chocolat, les bonbons, etc.). Les phosphates sont souvent utilisés comme améliorants des farines et comme composantes de l’amidon modifié. Ainsi, les produits de boulangerie et de pâtisserie, ou tout autre aliment fabriqué avec de la farine transformée, présentent une forte teneur en phosphates.

Le fromage, les produits laitiers, les soupes en conserves, les crèmes et les sauces. Les phosphates sont couramment utilisés comme émulsifiants pour ces aliments.

Les boissons gazeuses. Les boissons gazeuses ont une forte teneur en phosphates. Par exemple, le Coca-Cola contient jusqu’à 570 mg d’acide phosphorique par canette!

Est-ce que ces aliments vous semblent familiers?

À cause de la préférence du monde occidental pour l’alimentation « instantanée », les habitants des pays développés consomment maintenant trois fois plus de phosphates que la normale. Cette situation bouleverse l’équilibre de l’organisme entre le calcium et le phosphore, ce qui engendre des carences en minéraux et de nombreux problèmes de santé. Le TDAH n’est que l’un d’entre eux.

Il y a plusieurs années, une pharmacienne allemande appelée Hertha Hafer a découvert qu’une alimentation faible en phosphates réduit drastiquement le comportement hyperactif des enfants atteints du TDAH. Observer une diète faible en phosphates est légèrement difficile, car certains aliments naturels, comme les noix, contiennent de fortes quantités de phosphates. Voici quelques-unes des recommandations de Hafer pour appliquer avec succès une diète faible en phosphates.

  • Afin d’éviter de singulariser l’enfant, et afin qu’il se sente valorisé lorsqu’il évite des aliments « amusants » comme le gâteau, la famille entière doit s’adapter à ce régime. Puisque le TDAH puise ses origines dans la génétique, il est probable que d’autres membres de la famille en souffre, mais pas assez sévèrement pour en recevoir le diagnostic. Selon l’expérience de Hafer, le fait que toute la famille s’adapte à cette diète a ses retombées. Par exemple, elle rapporte qu’un père dominant s’est adouci lorsque sa famille a retiré les phosphates de leurs repas.
  • Recherchez au moins dix recettes pour débuter la diète. En fait, c’est tout ce dont la plupart des familles ont besoin. Il vous faudra du temps pour découvrir lesquels de ces plats seront appréciés par votre famille, car les repas faibles en phosphates peuvent se préparer de centaines de façons différentes. Mais, au moins, votre famille ne se lassera pas de manger la même chose à chaque jour.
  • Lorsque vous faites l’épicerie, lisez les ingrédients attentivement et éviter les produits contenant des « sels minéraux ». Évitez également les viandes industrielles, le fromage, les boissons gazeuses, les repas instantanés et les autres aliments transformés. Achetez le plus d’aliments frais possibles.
  • Préparez vous-même les repas à partir de zéro (autant que possible). Par exemple, au lieu d’utiliser de la sauce prémélangée, cuisinez-la vous-même avec du beurre et de la farine. Faites votre propre bouillon de poulet en faisant bouillir la viande et les os du poulet avec des légumes. Utilisez des fines herbes fraîches pour ajouter de la saveur à vos aliments.

Les principes d’une alimentation faible en phosphates sont intégrés dans la diète Sansritalin, la façon de manger que nous recommandons dans la solution Sansritalin.