Imaginons un instant que votre enfant est atteint du trouble déficitaire de l’attention (TDA). Il est toujours dans la lune, il rêvasse et il semble distrait. Il ne revient à lui que si vous l’appelez par son nom, à condition qu’il vous entende. Ses notes sont mauvaises parce qu’il a de la difficulté à comprendre des consignes simples. À la maison, il lui faut plusieurs heures pour compléter un simple devoir. Le compagnon de classe de votre fils, lui, est atteint du TDAH. C’est le fauteur de troubles dans la classe qui est incapable de rester en place. Il est continuellement réprimandé parce qu’il parle trop, parce qu’il ne cesse d’intervenir durant les jeux ou encore parce qu’il interrompt le professeur. Le comportement des deux garçons est très différent, mais, croyez-le ou non, tous deux sont atteints de la même maladie et recevront le même diagnostic.

Le TDA est en fait un vieux terme utilisé pour décrire un enfant atteint de ce qu’on appelle maintenant le TDAH, ou trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité de type inattentif. En 1987, lorsque le terme TDA a été changé pour TDAH, ce trouble a été divisé en trois sous-types.

Le premier type de TDAH est le type inattentif sans hyperactivité, ce à quoi le terme TDA réfère principalement. Les symptômes du TDAH de type inattentif incluent l’incapacité de l’enfant à être attentif ou à exécuter certaines tâches nécessitant une activité mentale soutenue et de la concentration.

Le deuxième type de TDAH est le type hyperactif impulsif. Les enfants qui se retrouvent dans cette catégorie se comportent comme le stéréotype de l’enfant atteint du TDAH : ils courent, sautent et parlent constamment. Ils escaladeraient probablement les mûrs s’ils en étaient capables.

Ce qui est important de comprendre à propos de ces deux types, c’est que les troubles de comportement surviennent plus souvent chez les enfants de type hyperactif, alors que ceux de type inattentif éprouvent des problèmes plus émotionnels comme l’anxiété et la dépression. Ceux qui souffrent de TDAH de type hyperactif affichent des symptômes facilement reconnaissables et perturbateurs, c’est pourquoi ils reçoivent souvent un diagnostic tôt dans leur enfance. Par contre, les problèmes reliés au TDAH de type inattentif sont souvent associés à tord à de la timidité extrême ou à une incapacité d’apprentissage. L’enfant atteint risque ainsi de n’être diagnostiqué que beaucoup plus tard, parfois même au secondaire ou encore, à l’âge adulte.

Le troisième type de TDAH est encore plus complexe, parce qu’il combine à la fois l’inattention et l’hyperactivité, ainsi qu’un amalgame d’autres problèmes comme des difficultés scolaires ou de faibles capacités interpersonnelles.

La différence entre le comportement de votre fils hypothétique et celui de son compagnon de classe démontre simplement qu’il n’existe pas deux enfants manifestant les mêmes symptômes de TDAH. Il n’y a pas un type de TDAH meilleur ou pire qu’un autre; ce ne sont en fait que des manifestations différentes du même trouble. Il est également important de noter que ces différences de comportement s’expliquent par le fait que le TDAH n’est pas simplement causé par un débalancement des substances chimiques du cerveau, contrairement à ce que la médecine veut nous faire croire. Le TDAH est stimulé par des interactions sensibles et complexes entre des facteurs biologiques et environnementaux. C’est pourquoi le traitement du TDAH n’est pas aussi simple que d’administrer à l’enfant un médicament qui améliorera son comportement. Afin d’aider votre enfant, qu’il soit atteint du TDAH de type hyperactif, de type inattentif ou de type combiné, il lui faut une approche efficace qui soit taillée sur mesure pour ses besoins particuliers et qui ne causera pas, éventuellement, de graves effets secondaires comme le font les médicaments.

Des recherches ont en effet démontré que le traitement naturel du TDAH, centré sur l’historique médical et les symptômes particuliers de l’enfant, est aussi, sinon plus efficace que les médicaments.